14/07/2005

Live

Konono n°1 en concert jeudi 21/07 au BOZAR: http://www.bozar.be/activity.php?id=5702&

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http://www.crammed.be/konono/

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Konono n° 1, marabouts de ficelles

S'il est un disque qui se distingue par son originalité dans le concert des musiques du monde ces derniers mois, c'est bien celui de Konono N° 1. Sur scène, un panneau en bois précise à qui nous avons affaire : «Orchestre folklorique TP [tout-puissant] Konono n° 1 de Mingiedi.» Mawangu Mingiedi a fondé le groupe en 1979 et le dirige toujours. La base est formée de trois likembés (basse, médium et aigu), instruments à lamelles de métal fixées sur un support, en bois ou métal, servant de résonateur. On l'appelle aussi piano à pouces, et les musiciens qui en jouent semblent manipuler une Gameboy. C'est un instrument de voyage, puisqu'on peut en jouer en marchant, ce qui explique sa présence dans de nombreux pays d'Afrique. Les likembés de Konono ont un petit plus : ils sont électrifiés par des micros pastilles artisanaux (des aimants d'alternateur récupérés dans des casses et bardés de fils de cuivre). Les enchevêtrements des likembés associés aux percussions créent un univers sonique hallucinant, qui évoque à la fois le rock d'avant-garde et l'expérimentation électroacoustique. Des univers bien entendu parfaitement étrangers aux musiciens de Konono.On imagine que l'amplification, comme dans la plupart des musiques urbaines, répond au besoin de se faire entendre d'un vaste public de danseurs. On a tort, explique le producteur belge Vincent Kenis, qui est allé chercher Konono à Kinshasa et l'a enregistré sur place : «Les musiciens sont des Basombo. Ils viennent du sud de la République démocratique du Congo, près de la frontière avec l'Angola. Leur musique est à l'origine funéraire, mais je ne leur ai jamais demandé la traduction des chansons. S'ils jouent fort, c'est parce qu'ils s'adressent aux esprits. Et que, dans la grande ville, pour se faire entendre, il faut couvrir le bruit environnant.»Les instruments de Konono sont à eux seuls des oeuvres d'art brut, des ready-made à la Marcel Duchamp. Les haut-parleurs, circulaires et montés sur de hautes tiges de métal, ressemblent à des fleurs. Ils étaient utilisés par les colonisateurs belges quand ils sillonnaient la brousse pour diffuser aux indigènes messages de propagande et programmes de radio. Toujours en état de marche cinquante ans après (par quel miracle ?), ils ajoutent à la saturation de l'ensemble. La batterie est un arbre de direction de voiture sur lequel s'enfilent couvercles de casseroles et enjoliveurs cabossés, faisant office de cymbales, le tout démultiplié.Le défi, avec de tels artefacts, est de garder à cette musique son originalité sonore. C'est là qu'intervient le talent de Vincent Kenis, qui a enregistré en plein air, grâce à un ordinateur portable et à des micros stratégiquement placés. L'idéal reste cependant l'expérience du direct : rebelle à toute velléité de le domestiquer, le son part où il veut, les esprits se manifestent, et le terrain est prêt pour la transe."Libération"

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